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«Si vous n’aviez pas eu le cinéma, l’écriture, qu’auriez-vous aimé devenir ?
- Un bon footballeur » 

interview de Pasolini La Stampa, 4 janvier 1973

 - Scènes et cités

 


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POÈTE

Maintenant le signe sous lequel se présente ma situation est celui de la terreur. J’écris ces lignes dans un de ces moments où il vaudrait peut-être mieux se taire. Entres autres parce que tout artisan sait bien qu’il ne peut construire d’objet les mains tremblantes…

Il n’y a aucune raison précise pour que je tremble ainsi, pour que je me sente comme une bête traquée, qui a perdu toute dignité…

Je suis complètement seul.
Et par-dessus le marché, aux mains du premier qui voudra me frapper.
Je suis vulnérable.
Je suis rançonnable…

Pier Paolo Pasolini

Il n’y a aucune raison précise pour que je tremble ainsi, pour que je me sente comme une bête traquée, qui a perdu toute dignité…
Il y a des raisons impalpables et, au fond, quotidiennes. Elles ont cependant un goût que je connais bien… Il s’agit, à mon égard, d’une volonté précise de persécution (voilà le grand mot est lâché) : et si cette volonté existe, qu’est-ce qui m’attend encore ?
Et si elle existe, où se niche-t-elle ?
Dans quel secteur de pouvoir ?
Bien entendu je ne tiendrais pas ce langage si j’appartenais à une opposition régulière, si j’étais dans le rang des ennemis du pouvoir des secteurs (aussi obscurs qu’imprécis) qui ont la volonté de me frapper, de m’éliminer.
Je suis complètement seul.
Et par-dessus le marché, aux mains du premier qui voudra me frapper.
Je suis vulnérable.
Je suis rançonnable…
Pier Paolo PasoliniMaintenant le signe sous lequel se présente ma situation est celui de la terreur. J’écris ces lignes dans un de ces moments où il vaudrait peut-être mieux se taire. Entres autres parce que tout artisan sait bien qu’il ne peut construire d’objet les mains tremblantes…
Maintenant le signe sous lequel se présente ma situation est celui de la terreur. J’écris ces lignes dans un de ces moments où il vaudrait peut-être mieux se taire. Entres autres parce que tout artisan sait bien qu’il ne peut construire d’objet les mains tremblantes…
Il n’y a aucune raison précise pour que je tremble ainsi, pour que je me sente comme une bête traquée, qui a perdu toute dignité…
Il y a des raisons impalpables et, au fond, quotidiennes. Elles ont cependant un goût que je connais bien… Il s’agit, à mon égard, d’une volonté précise de persécution (voilà le grand mot est lâché) : et si cette volonté existe, qu’est-ce qui m’attend encore ?
Et si elle existe, où se niche-t-elle ?
Dans quel secteur de pouvoir ?
Bien entendu je ne tiendrais pas ce langage si j’appartenais à une opposition régulière, si j’étais dans le rang des ennemis du pouvoir des secteurs (aussi obscurs qu’imprécis) qui ont la volonté de me frapper, de m’éliminer.
Je suis complètement seul.
Et par-dessus le marché, aux mains du premier qui voudra me frapper.
Je suis vulnérable.
Je suis rançonnable…
Maintenant le signe sous lequel se présente ma situation est celui de la terreur. J’écris ces lignes dans un de ces moments où il vaudrait peut-être mieux se taire. Entres autres parce que tout artisan sait bien qu’il ne peut construire d’objet les mains tremblantes…
Il n’y a aucune raison précise pour que je tremble ainsi, pour que je me sente comme une bête traquée, qui a perdu toute dignité…
Il y a des raisons impalpables et, au fond, quotidiennes. Elles ont cependant un goût que je connais bien… Il s’agit, à mon égard, d’une volonté précise de persécution (voilà le grand mot est lâché) : et si cette volonté existe, qu’est-ce qui m’attend encore ?
Et si elle existe, où se niche-t-elle ?
Dans quel secteur de pouvoir ?
Bien entendu je ne tiendrais pas ce langage si j’appartenais à une opposition régulière, si j’étais dans le rang des ennemis du pouvoir des secteurs (aussi obscurs qu’imprécis) qui ont la volonté de me frapper, de m’éliminer.
Je suis complètement seul.
Et par-dessus le marché, aux mains du premier qui voudra me frapper.
Je suis vulnérable.
Je suis rançonnable…
Pier Paolo PasoliniPaolo PasoliniIl n’y a aucune raison précise pour que je tremble ainsi, pour que je me sente comme une bête traquée, qui a perdu toute dignité…
Maintenant le signe sous lequel se présente ma situation est celui de la terreur. J’écris ces lignes dans un de ces moments où il vaudrait peut-être mieux se taire. Entres autres parce que tout artisan sait bien qu’il ne peut construire d’objet les mains tremblantes…
Il n’y a aucune raison précise pour que je tremble ainsi, pour que je me sente comme une bête traquée, qui a perdu toute dignité…
Il y a des raisons impalpables et, au fond, quotidiennes. Elles ont cependant un goût que je connais bien… Il s’agit, à mon égard, d’une volonté précise de persécution (voilà le grand mot est lâché) : et si cette volonté existe, qu’est-ce qui m’attend encore ?
Et si elle existe, où se niche-t-elle ?
Dans quel secteur de pouvoir ?
Bien entendu je ne tiendrais pas ce langage si j’appartenais à une opposition régulière, si j’étais dans le rang des ennemis du pouvoir des secteurs (aussi obscurs qu’imprécis) qui ont la volonté de me frapper, de m’éliminer.
Je suis complètement seul.
Et par-dessus le marché, aux mains du premier qui voudra me frapper.
Je suis vulnérable.
Je suis rançonnable…
Pier Paolo PasoliniIl y a des raisons impalpables et, au fond, quotidiennes. Elles ont cependant un goût que je connais bien… Il s’agit, à mon égard, d’une volonté précise de persécution (voilà le grand mot est lâché) : et si cette volonté existe, qu’est-ce qui m’attend encore ?
Et si elle existe, où se niche-t-elle ?
Dans quel secteur de pouvoir ?
Bien entendu je ne tiendrais pas ce langage si j’appartenais à une opposition régulière, si j’étais dans le rang des ennemis du pouvoir des secteurs (aussi obscurs qu’imprécis) qui ont la volonté de me frapper, de m’éliminer.
Je suis complètement seul.
Et par-dessus le marché, aux mains du premier qui voudra me frapper.
Je suis vulnérable.
Je suis rançonnable…
Pier Paolo Pasolini
POÈTE - Scènes et cités
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L'AUTEUR

 Poète, dramaturge, essayiste romancier et réalisateur

Auteur et réalisateur virulent, Pier Paolo Pasolini a signé des films sans concessions tels que Mamma roma, Théorème et Salò ou les 120 journées de sodome.

Sa vie durant, Pier Paolo Pasolini lutte contre le conformisme social et l'acculturation qui en résulte. Il met en cause la société de consommation qui uniformise, limite et centralise. C'est le sujet de ses Écrits corsaires, dans lesquels il prône un retour aux valeurs humanistes et aux sciences humaines.

Peu après la sortie de Salò, Pasolini est assassiné le 2 novembre 1975 à Ostie. Il demeure l'un des plus importants réalisateurs italiens, avec Luchino Visconti.

Poète, dramaturge, essayiste romancier et réalisateu
L'AUTEUR - Scènes et cités
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Scènes&cités

Bénéficie du soutien :
du ministère de la culture et de la communication.
De la Région Auvergne - Rhône-Alpes.

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Scènes&cités - Scènes et cités
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Edito - Scènes et Cités
ÉTÉ 2016

 

Poète, dramaturge, romancier, cinéaste, critique et essayiste : il est rare que la puissance et le spectre d’une œuvre résonnent de façon aussi cohérente avec un engagement politique et esthétique.

Pasolini par son courage et la force visionnaire de ses mises en garde demeure un exemple et un guide bienveillant de notre présent si trouble et inquiétant. 

C’est cette vision, cette conscience et cet engagement que je souhaite mettre en scène à travers un montage mêlant le théâtre au cinéma, la poésie à la critique politique, incarné par l’engagement physique de huit jeunes comédiens qui feront résonner cette parole à travers leurs regards sur le monde et les sociétés tels qu’ils se dessinent, 40 ans après la mort de Pasolini.

Le parcours que je veux mener ambitionne de retracer le chemin qui a conduit le jeune poète de 18 ans des collines de son Frioul natal jusqu’à la plage d’Ostie à Rome où il fut mis à mort pour s’être battu sans relâche avec les armes de la poésie. 
Christophe Perton

 

Poète, dramaturge, romancier, cinéaste, 
critique et essayiste : il est rare que la 
puissance et le spectre d’une œuvre 
résonnent de façon aussi cohérente avec un 
engagement politique et esthétique.
Pasolini par son courage et la force visionnaire de ses mises en garde demeure un exemple et un guide bienveillant de notre présent si trouble et inquiétant. 
C’est cette vision, cette conscience et cet 
engagement que je souhaite mettre en scène à travers un montage mêlant le théâtre au 
cinéma, la poésie à la critique politique, incarné par l’engagement physique de huit jeunes 
comédiens qui feront résonner cette parole à travers leurs regards sur le monde et les 
sociétés tels qu’ils se dessinent, 40 ans après la mort de Pasolini.
Le parcours que je veux mener ambitionne de retracer le chemin qui a conduit le jeune poète de 18 ans des collines de son Frioul natal jusqu’à la plage d’Ostie à Rome où il fut mis à mort pour s’être battu sans relâche avec les armes de la poésie. Christophe Per

dossier création

 


Infos pratiques - Scènes et Cités
  • Théâtre le Colombier - Bagnolet
    1er et 2 juillet 2016 - 20h

    Présence Pasteur - Avignon
    du 7 au 29 juillet 2016 - 16h

    calendrier tournée




  • Contact

    production : 
    Cendrine Forgemont
    tel 06 10 66 36 78
    cforgemont@scenesetcites.com

    diffusion
    Fadhila Mas
    tel 0680356713
    mas.fadhila@gmail.com

    presse
    Murielle Richard
    tel : 06 11 20 57 35
    mulot-c.e@wanadoo.fr