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SOUTERRAINBLUES & JUSQU'A CE QUE LE JOUR VOUS SEPARE

AUTEUR : Peter Handke

MIS EN SCENE : Christophe Perton

SOUTERRAINBLUES & JUSQU'A CE QUE LE JOUR VOUS SEPARE - Compagnie indépendante – théâtre, scénographie, opéra, cinéma (Rhone Alpes)

Souterrainblues

Dans Souterrainblues il est question d'un "homme sauvage", égaré dans les profondeurs d'un métro navigant à l'échelle du monde. Clochard solitaire, errant comme un fantôme parmi l'humanité des voyageurs il profère, vitupère ou plutôt chante ses imprécations dantesque contre le monde. Cela pourrait résonner comme un manifeste de la misantropie, une chronique de la haine, une quête éperdue de beauté dans un monde voué à la trivialité, mais l'art subtil du poète qu'est Peter Handke fait de ce blues une ode fulgurante portée par l'humour et la splendeur du verbe où sourd un amour inconditionnel pour la vie.

 

Jusqu'à ce que le jour vous sépare où une question de l'humière

« Krapp demeure immobile, regardant dans le vide devant lui ».

Ainsi s’achève « la dernière bande » où Samuel Beckett fige le vieux Krapp face au néant.

Chaque année, le jour de son anniversaire, Krapp enregistre un compte rendu détaillé de son état et de ses agissements durant l'année écoulée.

C'est dans cet éternel retour à son passé que réside maintenant sa seule lumière. Krapp, qui jadis déclarait ne plus rien vouloir de ce qu'il avait vécu, ne peut aujourd'hui exister que s'il parvient à être de nouveau ce qu'il fut : “ Sois de nouveau, sois de nouveau. ”

Il lui faut surtout être encore celui qui, “ quand il y avait encore une chance de bonheur ”, a vécu un instant d'amour. »

Peter Handke a écrit en français « Jusqu’à ce que le jour vous sépare » texte inédit où le récit reprend à l’endroit où Beckett avait précisément figé le vieux Krapp mais donne cette fois la parole à sa muse, la femme dans le bateau presque immobile, sans rame, au milieu des roseaux du lac ou de l'étang-sans-nom sous un ciel étoilé d'été.

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Distribution :

André Marcon

Sophie Semin